POUR MEDITER ....
  • Extrait de "l'éloge de la main" d'Henri FOCILLON

"La main va à la rencontre de la sensation et prend un contact direct avec les êtres, les éléments et les objets ; La main se heurte à la résistance du monde réel. Toucher quelque chose est la meilleure façon d'être sûr de son existence. La vue découvre l'objet mais elle l'effleure ; la main le saisit et fournit l'évidence ; prendre est déjà comprendre. La main sensitive est un organe d'investigation de la réalité incomparable et irremplaçable. L'information tactile donne à la préhension sa précision et inversement la palpation renforce la sensibilité. la main glisse, frôle, caresse, soufflette, effleure, touche tâte, presse, comprime, pousse, manipule, soupèse, compte... ".
  • Alexander LOWEN
"Le vécu d'une personne est dans son corps, l'histoire consciente de sa vie est dans ses mots."
 
  • KEPNER dans "le corps retouvé"

"Si un individu n'a pas de contact avec son corps, il ne peut ni percevoir sa place dans le monde, ni sa présence physique, ni ses frontières.
S'il na pas de lien avec ses tripes, avec ses réponses corporelles, ses sensations organismiques, il ne peut y avoir que du vide et le sentiment de n'être rien."

 

  • La vison d'OSHO sur l'écoute

Si vous écoutez avec toutes sortes de préjugés, c'est une mauvaise façon d'écouter, c'est en fait une manière de ne pas écouter. Vous semblez écouter mais vous entendez seulement, vous n'écoutez pas. Écouter réellement veut dire que vous avez mis votre mental de côté. Ca ne veut pas dire que vous devenez crédule, que vous commencez à croire tout ce que l'on vous dit. Ca n'a rien à voir avec la croyance ou le scepticisme. L'écoute juste veut dire: "À l'instant, je ne suis pas concerné par croire ou ne pas croire. En ce moment, il n'est pas question d'être d'accord ou pas d'accord. Je tâche simplement d'écouter ce qui est dit. Plus tard, je peux décider de ce qui est juste et de ce qui est faux, plus tard je peux décider ou de suivre ou de ne pas suivre."

Et la beauté de l'écoute réelle est que la vérité possède sa propre musique. Si vous pouvez écouter sans préjugés, votre cœur dira que c'est vrai. Si c'est vrai une cloche tinte dans votre cœur. Si ce n'est pas vrai, vous restez distants, non concernés, indifférents, aucune cloche ne sonne dans votre cœur et il ne se produit aucune synchronicité.

La qualité de la vérité est, que si vous l'écoutez avec un cœur ouvert, elle crée immédiatement une réponse en vous, votre véritable centre s'élève. Il commence à vous pousser des ailes et soudain tout le ciel s'ouvre.

Il n'est pas question de décider logiquement si ce qui est dit est vrai ou faux, au contraire, il est question d'amour, pas de logique. La vérité crée immédiatement un amour dans votre cœur, quelque chose se déclenche en vous de façon mystérieuse.

Mais si vous écoutez mal, c'est-à-dire plein de votre mental, plein de vos ordures, plein de votre savoir, alors vous ne permettrez pas à votre cœur de répondre à la vérité. Vous manquerez la merveilleuse possibilité, vous manquerez la synchronicité. Votre cœur était prêt à répondre à la vérité… Il répond seulement à la vérité, souvenez-vous, il ne répond jamais à ce qui est faux. Avec ce qui est faux il reste complètement silencieux, sans réaction, sans émotion, sans mouvement. Avec la vérité il commence à danser, à chanter comme si soudain le soleil s'était levé, la nuit sombre n'est plus, les oiseaux chantent, les lotus s'ouvrent et tout l'univers s'éveille.

 

  • Poéme de Virginia SATIR

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me donnes des conseils,
tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me dis que je ne devrais pas me sentir ainsi,
tu piétines mes sentiments.

Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu crois que tu dois faire quelques choses,
pour solutionner mon problème, tu me brimes, aussi étrange que cela puisse te paraître.

Écoute! Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter.
Pas de parler ou de faire, ou juste m’entendre.

Les conseils, je n’en ai que faire. Je peux accomplir mes choses; je ne suis pas
sans ressources; peut-être suis-je découragé ou hésitant, mais je ne suis pas
impuissant. Lorsque tu fais quelque chose à ma place et que je peux
l’accomplir moi-même, tu contribues à ma peur et à ma faiblesse.

Mais lorsque tu acceptes, comme un simple fait, que je sente ce que je sens,
aussi irrationnel que ce soit, alors je peux cesser de vouloir te convaincre et,
travailler à comprendre ce qui se passe en moi.
Et si un jour, tu désires parler, “je” t’écouterai à mon tour.


·        J'aurais voulu être professeur de vie…

 

Il n'est pas facile de cerner, dans tous les tâtonnements et les errance d'une vie, les démarches clés qui permettent d'accéder au meilleur de soi.
Il n'est pas aisé d'entretenir vivace la sève du respect envers sa propre personne.

Tout ceci est peut-être vrai, mais cela ne doit pas nous empêcher d'essayer.
J'aurais voulu être professeur de vie.
J'aurais appris aux enfants, aux adultes aussi  tout ce qui n'est pas écrit dans les livres.
Je leur aurais appris les choses délicates et précieuses de la vie : qu'un amour entretenu ne s'use pas, que la seule liberté qui vaille la peine d'être vécue est la liberté d'être, qu'il est important de prendre le temps pour regarder la fuite ou l'immobilité d'un nuage, pour suivre le vol d'un oiseau, qu'il est possible de se laisse surprendre par l'infini vivance des choses de la vie.
J'aurais tenté de leur faire découvrir : qu'il est vital d'apprendre à s'aimer, à se respecter, à se définir,
qu'il est encore plus important de ne pas se laisser enfermer par les jugements négatifs, de résister aux rumeurs, de ne pas se laisser polluer par les messages toxiques qui peuvent venir de ceux qui prétendent nous aimer ou mieux savoir pour nous.
J'aurais semé en eux le goût de la curiosité pour ne pas se laisser entraîner par les idées toutes faites, par les modes ou de rester immobilisé par  les conditionnements qui s'imposent insidieusement.
J'aurais essayé de leur apprendre à remettre en cause leurs croyances quand elles sont devenues des certitudes terroristes, pour laisser plus de place à l'imprévisible de la vie .
Professeur de vie, quel beau métier à inventer.

 
Jacques Salomé – N'oublie pas l'éternité – Albin Michel 2005 -


 

 

 
 



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