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2/4/2010Le petit ange et la bougie

« La légende raconte qu’un homme souffrait terriblement d’avoir perdu son jeune fils.
Depuis sa mort et pendant de longues années, il n’avait pu retrouver le sommeil.
Il pleurait inlassablement de l’aube au crépuscule.                                
Une nuit, un ange apparut dans ses rêves et lui dit :
- « Cela suffit de pleurer !
- C’est parce que je ne peux supporter l’idée de ne plus jamais le revoir.
- Tu veux le voir ? » Lui demanda l’ange.
Et il prit l’homme par la main et l’emmena avec lui jusqu’au ciel. « Attends ici, tu va le voir passer »
De jeunes garçons défilaient en rang, habillés en petits anges, avec des ailes blanches. Chacun portait à la main une bougie allumée. Ils étaient beaux comme on imagine que sont les petits anges dans le ciel !
« Qui sont-ils ?
- Ce sont tous les enfants qui sont morts la même année que le tien et qui sont devenus purs comme nous les anges…
- Mon fils est parmi eux ?
- Oui, bien sûr, tu vas bientôt le voir, regarde, il arrive ».
Et l’homme le voit, radieux, lumineux, comme il s’en souvenait.
Mais quelque chose le bouleversa : de tous les enfants, c’était le seul dont la bougie était éteinte. Il fut envahi par une grande tristesse.
A ce moment-là son fils le voit, accourt vers lui et se jette dans ses bras.
« Mon fils, pourquoi ta bougie n’est- elle pas allumée, comme celle des autres ?
- Si Papa, tous les matins les anges allument ma bougie mais tu sais ce qui arrive à chaque fois ? Chaque nuit, tes larmes l’éteignent… »


petit ange et la bougie

 

 
• Commentaires :
 
Le 16/6/2010, par mafalda

facile à lire et a écrire tout ça.... Mais il faut aussi du temps pour que sèchent les larmes.




 
5/2/2010L’homme qui avait peur de se perdre

« Il était une fois un homme qui souffrait d’une peur absurde. Il craignait de se perdre au milieu des autres.
Tout commença une nuit, au cours d’une soirée déguisée, quand il était jeune. Quelqu’un avait sorti une photographie sur laquelle tous les invités apparaissaient en rang d’oignons. Mais en la regardant, il n’avait pas pu se reconnaître. L’homme avait choisi un costume de pirate, avec un bandeau sur l’œil et un foulard sur la tête. Mais beaucoup avaient choisi un déguisement similaire. Son maquillage était constitué d’une touche de rouge écarlate au niveau des joues et d’un peu de suie en guise de moustache. Mais des déguisements constitués de pommettes rouges et de moustaches noires, il y en avait un certain nombre.
Il s’était beaucoup amusé au cours de cette soirée, mais sur la photographie, tous semblaient s’être beaucoup amusés aussi. Finalement, il se souvint qu’au moment où la photographie avait été prise, il était prêt d’une belle blonde, et il essaya de la retrouver. Ce fut peine perdue. La moitié des femmes de la soirée étaient blondes et la plupart d’entre elles étaient au bras d’un pirate.
Cette expérience eut un impact important sur cet homme, et à cause de cela, pendant des années, il n’assista à aucune soirée de peur de se perdre à nouveau.
Mais un jour, il trouva une solution. A partir de maintenant et en toute circonstance, il s’habillerait toujours de marron : chemise marron, pantalon marron, sacoche marron, chaussettes et chaussures marron. « Si quelqu’un prend une photographie, je pourrais toujours me reconnaître car celui vêtu de marron, ce sera moi. » pensa-t-il.
Le temps passa, et notre homme eut l’occasion de mettre plus d’une fois son astuce à l’épreuve. En se voyant dans les miroirs des grands magasins, au beau milieu d’une foule, il se répétait calmement : « Je suis l’homme en marron. »
Et puis, un certain hiver, un groupe d’amis lui offrit un forfait d’un après midi aux bains turcs. L’homme accepta, enchanté. Il n’était jamais allé dans un tel endroit dont il avait entendu, de la bouche de ses amis, tous les avantages et bénéfices.
Il se rendit aux bains turcs et on lui donna deux serviettes. Puis on l’invita à se rendre aux vestiaires pour se déshabiller. L’homme posa sa sacoche, enleva son pantalon, son pull-over, sa chemise, ses chaussures, ses chaussettes et au moment  d’ôter son caleçon, il se regarda dans la glace et resta pétrifié. « Si j’enlève ce dernier vêtement je serai nu comme tous les autres » pensa-t-il. « Et si je me perds, comment pourrai-je me reconnaître si je ne conserve pas cette particularité de la couleur marron qui jusqu’à présent m’a tant aidé ? »
Pendant plus d’un quart d’heure il demeura dans les vestiaires, en sous-vêtement, doutant de lui et se demandant s’il ne ferait pas mieux de partir. Il s’aperçut alors que s’il ne pouvait pas rester habillé, il pouvait certainement utiliser un signe distinctif. Avec beaucoup de délicatesse, il enleva un fil de laine de son pull-over marron et il se l’attacha au gros orteil droit. « Je dois me souvenir de cela si je me perds : Celui qui porte le fil de laine au gros orteil droit, c’est moi. »
Avec toute la sérénité du monde et fort de sa crédibilité, il put profiter des bains de vapeur, sans s’apercevoir qu’entre les différents bassins et plongeons, le fil de laine avait glissé de son doigt et flottait au beau milieu de l’eau. Un autre homme qui se trouvait là, voyant le fil de laine qui flottait dit à son ami : « Quel drôle de hasard, c’est la couleur que je voulais décrire à ma femme pour qu’elle me tricote une écharpe. Je vais emporter le fil de laine pour qu’elle puisse trouver la même couleur. » S’apercevant qu’il n’avait aucun endroit où garder le fil de laine, il se l’attacha au gros orteil droit.
Pendant ce temps, le protagoniste de notre histoire avait profité de ses différents bains et se dirigeait vers les vestiaires. Il y entra d’un air décidé et satisfait. Il commença à se sécher. Quand il regarda dans la glace, il s’aperçut avec horreur que non seulement il était totalement nu mais qu’en plus il n’avait plus de fil de laine au gros orteil droit. « Je me suis perdu » pensa-t-il en tremblant et il sortit à la recherche du fil de laine marron qui l’identifiait.
Quelques minutes après, en observant d’un regard avisé son entourage, il aperçut le pied de l’autre homme qui portait le fil de laine marron à son gros orteil droit.
Timidement il s’approcha de lui et lui dit :
« Excusez-moi Monsieur, je sais qui vous êtes mais pourriez vous me dire qui je suis ? »

peur de se perdre


 

 
• Commentaires :
 
Le 15/11/2011, par www.psy-annedindarva (www)

@ www.psy-annedindarvaliente :

En êtes-vous certain ?

Le 28/3/2011, par www.psy-annedindarva (www)

@ Pull homme : Dans une cohue, on est presque certain de se perdre !

Le 7/3/2011, par Pull homme (mail) (www)

"Dans une cohue, on ne peut penser qu'à ses orteils" - Lauri Viita

Le 17/2/2010, par athos (mail)

c'est pour ça que l'on dit des fois que
"la vie ne tiens qu'à un fil"
vous croyez?




 
18/1/2010LE TRESOR ENTERRE

     Il était une fois, dans la ville de Cracovie, un vieillard compatissant et solidaire qui s’appelait Izy. Pendant plusieurs nuits, Izy rêva qu’il voyageait à Prague et qu’il arrivait jusqu’à un pont sur une rivière. Il rêva que d’un côté de la rivière, et sous le pont, se trouvait un arbre touffu. Il rêva qu’il creusait un trou à côté de l’arbre et qu’il en sortait un trésor qui lui apporterait bien-être et tranquillité toute sa vie durant.

     Au début, Izy ne lui accorda pas d’importance. Mais lorsque le rêve se répéta pendant plusieurs semaines, il interpréta cela comme un message et il décida qu’il ne pouvait pas faire la sourde oreille à cette information qui lui arrivait de Dieu ou d’ailleurs, pendant qu’il dormait.

     Ainsi, fidèle à son intuition, il chargea une mule pour un long voyage et partit vers Prague.

     Après six jours de marche, le vieillard arriva à Prague et se consacra à la  recherche du pont sur la rivière au dehors de la ville.

     Il n’y avait pas beaucoup de rivières, ni beaucoup de ponts, il trouva donc rapidement l’endroit qu’il cherchait. Tout était semblable à son rêve : la rivière, le pont, et d’un côté de la rivière, l’arbre sous lequel il devait creuser.

     Il y avait juste un détail qui n’était pas apparu dans son rêve : Le pont était gardé jour et nuit par un soldat de la garde impériale.

     Izy n’osa pas creuser tant que le soldat était là, c’est pourquoi il décida de camper prés du pont et d’attendre. La deuxième nuit, le soldat commença à douter de cet homme qui campait prés du pont, alors il s’approcha pour l’interroger.

     Le vieillard ne trouva aucune raison pour lui mentir. C’est pour cette raison qu’il venait d’une ville très lointaine  parce qu’il avait rêvé qu’à Prague, il y avait un trésor enterré.

     Le soldat éclata de rire.

- « Tu as voyagé beaucoup pour une bêtise, dit-il. Depuis trois ans, je rêve toutes les nuits que dans la ville de Cracovie, sous la cuisine d’un vieux fou dénommé Izy, il y a un trésor enterré. Ja, ja, ja ! Tu crois que je devrais aller à Cracovie pour chercher cet Izy et creuser sous sa cuisine ? Ja, ja, ja ».

    Izy remercia aimablement le garde et rentra chez lui.

     En arrivant, il creusa un trou dans sa cuisine et trouva le trésor qui avait toujours était enterré là.


 

 
• Commentaires :
 
Le 6/4/2010, par Marc

C'est comme dans l'Alchimiste de Paulo Coelho.
Mais il faut faire le long voyage vers ailleurs pour revenir trouver le trésor ici, là où il se trouve enfoui.
Car "ailleurs est ici"... n'est ce pas ?

Le 2/2/2010, par lacath77

La force de l'intuition.
Et je suis d'origine polonaise.
Je ferai désormais attention à mes rêves de l'Est, surtout que je vais à Prague au Printemps...A voir
Lacath

Le 18/1/2010, par Athos (mail)

mais.. alors.. faudrait il en fait croire à ses rêves? en même temps, si on confond un arbre touffu et un militaire barbu, ça peut devenir délicat tout ça.




 
 
     
         

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